sourdsSuite à la lecture du livre « le cri de la mouette », récit autobiographique d’Emmanuelle Laborit, atteinte de surdité profonde, nous avons assisté le mardi 14 novembre à une intervention de deux femmes sourdes, accompagnées de deux interprètes.
En effet, Sylvie et Julie vivent au quotidien et depuis leur naissance avec leur surdité. Pour Sylvie, ce fut presque naturel car ses parents sont sourds, mais ce ne fut pas le cas pour Julie qui, elle, est née dans une famille d'entendants. Grâce aux écoles spécialisées que l’on trouve notamment dans le Morbihan, dans les Côtes d’Armor ainsi que dans les villes de Fougères et de Nantes, elles ont pu être scolarisées, faire des études et obtenir les mêmes diplômes que les élèves et étudiants entendants. Au quotidien, selon elles, cela ne représente pas un réel handicap car elles peuvent communiquer aussi bien en LSF (langue des signes française) que par le mime et même parfois oraliser même si cela reste difficile pour elles. Elles rencontrent néanmoins certaines difficultés notamment pour les rendez-vous médicaux (pour lesquels elles font parfois appel à un interprète) et les entretiens d’embauche.
A la fin de ce formidable entretien, Julie et Sylvie ont accepté de nous faire partager un peu de leur langue en nous apprenant quelques mots.
Au fil de cet entretien, nous avons pu poser toute sorte de questions, celles que nous avions préparées au préalable en classe mais aussi certaines auxquelles nous n’avions pas songé et qui ont donc été posées spontanément. Elles ont été très gentilles et ont répondu patiemment. Ce fut pour nous une belle rencontre qui s’acheva par une photo souvenir.
                                                                                                                                                                                                     Alizée (3A), Cassandre (3A), Louann (3B)

Tous les élèves des classes de 5ème du collège Saint Michel de Rosporden sont partis en voyage pédagogique en région nantaise pendant trois jours. Nous sommes allés à Saint Nazaire découvrir la base sous-marine, ce qui a permis aux professeurs de nous parler de la deuxième guerre mondiale. Ensuite nous avons visité le musée « Escal’Atlantique » dans lequel nous avons pu voir les trajets des Paquebots, avant d’aller visiter les chantiers navals et de voir de plus près et « en vrai » les paquebots en construction. Le paquebot en construction s’appelle « the symphony of the seas » et mesure 362 mètres de long.
Le lendemain, direction l’île de Nantes, pour découvrir l’éco-quartier. Rachel explique : « J’ai trouvé intéressant de voir ce que la ville a fait pour ce quartier, pour l’environnement ». L’après-midi s’est organisé autour de la visite du château d’Anne de Bretagne, qui date du 15ème siècle et dans lequel Anne de Bretagne a laissé son cœur ! Un tour sur l’éléphant des machines de l’île s’est alors imposé : « J’ai bien aimé l’éléphant, car on pouvait voir le paysage » dit Noé.
Le lendemain, direction les marais salants de Guérande pour une visite très complète sur le sel, la récolte et les paludiers et paludières L’après-midi, avant de commencer à penser au retour à Rosporden, toute l’équipe est allée découvrir la ville fortifiée de Guérande. « Les mâchicoulis, meurtrières et autres lexiques n’ont maintenant plus de secret pour nos élèves » se réjouissent les enseignants.
Enfin, il a fallu penser au retour. Flavien conclut : « on a beaucoup marché mais ça en valait le coup ! » pendant que Mathis rajoute « J’ai trouvé le voyage passionnant et nous avons appris beaucoup de choses ».

Article écrit en collaboration avec Lou, Marion, Emilie et Noé (élèves de 5ème)na

Ce vendredi 17 novembre, un Résistant de la guerre 39-45 vint à la rencontre des élèves de 3ème. En effet, Alain Bodivit âgé de 92 ans nous exposa tous les secrets des réseaux de la Résistance avec passion et nostalgie. Il se trouvait en cours complémentaire à Fouesnant lorsque les Allemands débarquèrent en France alors qu’il n’avait que 14 ans.

Révolté par l’occupant, il décida d’intégrer les réseaux de la Résistance à l’âge de 17 ans sous le nom de Jean Raminger.nrbodibit2017                   Le danger de se faire prendre et torturé lors de diverses missions était permanent mais l’idée d’aider la France surpassait cela. Ses parents tenant un bistrot, ils vivaient à la campagne. Là, il pouvait mettre en place de nombreuses plaisanteries énervant les Allemands (pneus de vélo crevés, lignes électriques coupées …) mais toujours avec l'interdiction de tuer quiconque.
Il conclua cette entrevue par ce qu’il trouve être l’essentiel : “ Ce qu’on a de plus précieux, c’est notre liberté. Il faut absolument la protéger jour après jour car elle est comme l’air que l’on respire et si on la perd on meurt.”
Alizée